Joao Fonseca a renversé le scénario contre Dino Prizmic à Roland-Garros pour atteindre le 3e tour et défier Novak Djokovic à Paris. À 19 ans, le Brésilien a décrit, après sa victoire, comment il avait géré la pression des deux premiers sets puis changé son approche pour viser la solidité et la prise de contrôle.
Cette affiche a posé un cadre clair : Fonseca a d’abord dû survivre à un début compliqué, avant de chercher un plan plus offensif. Il a expliqué qu’il a « just tried to manage the situation and think about the third set one game at a time », en restant concentré sur l’objectif de « snatching his serve ».
Un retour qui a fait basculer la trajectoire
Dans sa qualification pour le 3e tour, Joao Fonseca a été mené dans le match contre Dino Prizmic, puis il a construit son retour point après point. Il a notamment évoqué l’importance de ne pas regarder le retard et de raisonner à l’échelle du jeu suivant, alors qu’il devait reprendre la main dans les moments clés. Le résultat final l’a propulsé dans un duel avec Novak Djokovic sur la scène parisienne.
Cette capacité à tenir le cap a aussi été un sujet de langage en conférence de presse. Fonseca a décrit une gestion mentale qui a suivi une logique simple : encaisser le premier choc, puis réorienter la construction du point pour retrouver de la stabilité. Il a aussi rappelé qu’il n’a pas pensé « qu’il restait deux sets », mais qu’il a travaillé « sur le présent ».
Le changement d’approche face à la pression au service
Fonseca a précisé que les deux premiers sets ont été « difficiles » et que son adversaire a servi très bien, avec beaucoup de pression. Son idée n’a pas été de chercher un coup risqué à tout prix, mais de gérer la situation, puis d’envisager le troisième set « un jeu à la fois ». Ce choix l’a aidé à rester dans un schéma lisible jusqu’au moment où il a pu créer une opportunité.
Dans la suite, il a aussi expliqué qu’il a « changé un peu son tennis ». Il a dit avoir tenté de répondre au deuxième service depuis l’intérieur du court pour attaquer davantage, alors qu’au départ, il cherchait surtout la solidité. Ce basculement dans la manière d’aborder le service adverse a été un levier concret dans son retour, et il l’a assumé comme un ajustement nécessaire.
Un rêve de tableau contre un repère
Avant de se projeter vers son match à venir, Joao Fonseca a parlé de plaisir et de respect. Il a expliqué qu’il voulait être du bon côté du tableau au moment où la rencontre se déciderait, parce qu’il sait que Djokovic ne jouera pas éternellement. Il a aussi présenté la 3e semaine de Roland-Garros comme « un rêve », et il a ajouté qu’il allait « donner le meilleur » pour tenter de gagner.
Interrogé sur les différences entre Djokovic et Jannik Sinner, Fonseca a répondu en parlant de l’importance de la tête. Il a estimé que, malgré deux profils qui jouent un tennis de haut niveau, la différence se joue sur la capacité mentale, celle qui permet de rester au-dessus quand le rapport de force se tend.
Ce qui se joue pour Fonseca avant le prochain match
Le Joao Fonseca va donc défier Novak Djokovic au 3e tour de Roland-Garros. Le point d’appui de son plan sera clair : gérer les phases sous pression au début, puis retrouver un schéma plus offensif dans la construction pour viser la prise d’initiative. Pour le Brésilien, l’objectif immédiat sera de transformer cette capacité de gestion en performance contre un adversaire qui impose un rythme très exigeant sur chaque échange.




