À Queen’s Club, sur gazon, Emma Raducanu a quitté la finale avec un score lourd à encaisser : 0-6, 7-6(6) face à Donna Vekic. En conférence de presse, la Britannique a surtout retenu les signes positifs de sa semaine, tout en avouant une gêne personnelle après la remise des trophées.
Un final à deux visages
Sur le gazon de Queen’s Club, l’ambiance a basculé dès le premier set. Emma Raducanu a subi : Donna Vekic a empoché 6-0. Sur le moment, on a vu la tension monter sur le visage de la joueuse, qui a ensuite cherché à remettre de l’air dans son jeu.
Dans le deuxième set, le tempo a changé. Raducanu a trouvé des solutions, et la manche s’est prolongée jusqu’au tie-break, finalement remporté 7-6(6) par Vekic. Après le match, Raducanu a reconnu que « aujourd’hui, c’était un match vraiment difficile » et a souligné la qualité de son adversaire « de bout en bout ».
Retour de jeu, service : les repères de la semaine
Malgré la défaite en finale, Raducanu a insisté sur ce qui l’avait rassurée pendant la semaine. Elle a parlé d’un jeu « plutôt libre », d’une approche « agressive », tout en cherchant le bon équilibre. Elle a aussi mis en avant son jeu de retour et un service qui lui a paru encourageant pour la suite.
Pour la séquence visible depuis les tribunes, on l’a surtout vue se tenir plus haute et accélérer ses enchaînements quand l’occasion se présentait. À plusieurs reprises, elle a cherché le bon angle au moment d’attaquer après réception, avec un déplacement plus direct vers le centre du court.
Son parcours à Queen’s Club a comporté des matches contrastés : elle a perd contre Cirstea 4-6 2-6 avant de bat Blinkova 6-0 6-3 et d’enchaîner avec des victoires comme Raducanu bat Rakhimova 6-3 7-5 ou Raducanu bat Jovic 6-2 6-2.
Andrew Richardson au cœur du quotidien
Le nom d’Andrew Richardson a dominé les échanges. Dans la semaine, Raducanu lui a attribué une part de stabilité : elle a expliqué qu’il « crée de l’espace » dans l’équipe et qu’avec lui, elle a eu l’impression d’être « une nouvelle Emma », plus à l’aise sur le court.
Mais c’est aussi un moment précis, capté pendant le match, qui a marqué les esprits. Après un premier set raté (6-0), Raducanu a crié vers sa boîte et s’est adressée directement à Richardson : « Dis quelque chose. Tu ne dis rien ! »
En parallèle, lors de ses déclarations officielles, elle a ramené la discussion sur le match, en évoquant ses erreurs techniques, dont un mauvais service, tout en se disant optimiste sur le travail à venir avec son équipe avant Wimbledon.
Une gêne après la remise des trophées
Le regret, chez Raducanu, n’a pas été celui de la coupe. Elle a plutôt évoqué l’impression de ne pas avoir remercié assez les bonnes personnes au moment de la remise. « Je me suis sentie mal, parce qu’il y avait tellement de choses dans ma tête et des gens à remercier. Je pense que je les ai oubliés pendant la présentation du trophée », a-t-elle expliqué.
Elle a insisté sur le fait que ces soutiens l’avaient aidée dans des situations compliquées ces derniers mois. Et dans un détail qui dit beaucoup de l’émotion du moment, elle a aussi remercié le public de sa ville, pour l’avoir aidée à repartir dans le deuxième set.
La suite : Wimbledon et un nouveau rendez-vous
La finale de Queen’s Club n’a pas effacé l’objectif suivant. Raducanu va désormais se tourner vers Wimbledon, avec l’idée de transformer les repères qu’elle a identifiés à l’herbe : un retour plus solide et un service plus fiable. À l’issue de ce match, l’enjeu est clair : aborder le tournoi avec une confiance retrouvée, et continuer le travail avec Andrew Richardson pour les points à défendre au premier tour du Grand Chelem.




